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Le lien entre personnalité et management 

Le comportemental dans la création d’entreprise : un facteur clé de réussite

Tous les spécialistes de la création d’entreprise sont conscients du fait que le succès d’un projet est en grande partie lié à la personnalité du repreneur. 
On le sait, mais on continue à se focaliser essentiellement sur les données purement objectives que représentent les bilans, compte d’exploitation, part de marché, projection marketing …  

On oublie que chacun de ces aspects peut être sous-traité à des spécialistes. Mais en aucun cas, ces experts ne peuvent s’infiltrer dans le cerveau du créateur/repreneur. La personnalité de l’entrepreneur qui régit son approche des situations, l’orientation de ses décisions et ses comportements, apparaît comme le déterminant essentiel de l’avenir de son projet.

Or, une création ou une reprise d’entreprise est avant tout une histoire d’homme, l’histoire d’un homme et d’une équipe. Son entreprise, au sens littérale du terme, est initialement conçue dans le cerveau du futur entrepreneur en fonction de sa vision du monde et elle se développe en maintenant cette cohérence.

Il n’y a pas un profil idéal d’entrepreneur, mais des profils adaptés à certains types d’entreprises, en fonction de la finalité, de l’ancienneté et de l’environnement de l’entrepreneur potentiel. C’est la bonne adéquation entre la personnalité de l’entrepreneur et le type d’entreprise cible, qui garantit le succès d’un projet.

Son environnement, son réseau, ses connaissances, ses expériences et ses ambitions déterminent la manière dont il aborde les dossiers. Le choix de ses cibles, la façon dont il s’entoure, son mode de négociation, sa décision ultime de s’engager ou non, sa technique pour prendre en main son acquisition dépendent de sa personnalité.

Au moment de se lancer dans l’aventure, certains développent une stratégie nomade pour trouver des opportunités d’affaires. D’autres agissent avec méthodes pour identifier, analyser et comparer les affaires. Certains s’intéressent à des projets sur la foi des personnes qui le leur ont présenté. D’autres se limitent à leur strict domaine de compétence.

Parce qu’ils sont plutôt gestionnaire, développeur, producteur ou animateur, ils ont tendance soit à s’orienter vers des projets de reprise souvent complexes dans leur mise en œuvre, soit à penser création, soit à viser la franchise ou encore à se tourner vers les activités de service.

La prise en compte du facteur humain est un impératif pour celui qui doit convaincre. En premier lieu, il lui faut moduler son approche naturelle et s’approprier les principes préconisés par les spécialistes de la négociation. Avant les pourparlers, il doit imaginer les intérêts formels et informels de la partie adverse. Pendant la transaction, il doit faire valoir ses arguments dans un langage acceptable par ses interlocuteurs et donc être capable de percevoir ce qui les motive.

Quand il s’agit de conclure, on pense habituellement que le décideur fonde sa décision sur de critères purement objectifs comme le bien-fondé d’un business plan ou la valeur mesurable de la société cible. Si les méthodes d’évaluation, bien que variés, permettent d’apprécier la rentabilité de l’investissement potentiel, les paramètres pris en compte sont multiples et souvent du domaine de la subjectivité.

Comme l’a montré Daniel Kahneman* « l’homme ne décide pas dans l’absolu, mais toujours de manière subjective… ». Sa théorie du « prospect », explique que les décideurs économiques ne sont pas des êtres purement rationnels mais qu’ils agissent le plus souvent de façon intuitive et affective.

Le dépôt des statuts ou la signature du contrat d’acquisition stigmatise le point de départ de la véritable aventure entrepreneuriale. Le nouveau venu doit s’imposer auprès de sa nouvelle équipe. Il le fait habituellement en usant des modes de leadership correspondant à ses prédispositions comportementales comme il le ferait dans un contexte stabilisé. Mais ici, la situation est plus sensible. S’il s’agit d’une création, il convient de constituer une équipe riche de sa complémentarité et de l’animer en exploitant toute sa potentialité. S’il s’agit d’une reprise la prise en main de la cible peut être plus délicate qu’il n’y paraît.

Les employés de l’entreprise rachetée ont parfois subi un éventuel traumatisme dû à une période d’incertitude. De nombreuses raisons peuvent empêcher le repreneur de pouvoir apprécier ses futurs collaborateurs et leurs intentions : discrétion, confidentialité, camouflage, projets personnels, opposition, …

Que ce soit dans sa façon d’appréhender les situations, dans les phases de négociation ou dans la période d’installation, l’entrepreneur interagit avec son environnement social. La chance profite à ceux qui s’y sont préparé, disait Pasteur. Alors pourquoi ne pas appliquer le sage précepte de Sun Tzu qui consiste à se connaître et à savoir discerner l’autre pour remporter des victoires.

Les entrepreneurs ont la particularité de vouloir prendre en charge leur destinée. De façon générale, ils se connaissent mais cette connaissance, rarement structurée, ne leur permet pas de déterminer les conséquences de leur personnalité dans différentes situations de la vie professionnelle ni d’en déduire des axes de développement afin de penser et d’agir plus efficacement.

L’accompagnement des repreneurs sur le plan comportemental, tel que le propose HRI, est un support efficace leur permettant de réaliser leurs ambitions avec succès. Ce type d’assistance à assimiler à un investissement préalable, se pratique tant au niveau des études préalables qu'à celui de la négociation et de la prise en main de la cible.

Des outils, dont le coût est négligeable par rapport à l’enjeu, les aident à mieux appréhender leurs traits de personnalité et à exploiter davantage leur potentialité.

Le  profil RADHAR entrepreneur, disponible sur différents sites Internet dont celui d’HRI, est un inventaire de personnalité destiné à l’entrepreneur qui veut optimiser ses chances de réussite.

Ce document de 15 pages résultant d’un questionnaire, met en lumière les tendances dominantes de la personnalité de l’entrepreneur, ses conséquences en certaines situations, notamment en matière de négociation, de stratégie et d’animation d’équipe. Il indique le type de projet professionnel compatible avec la personnalité du dirigeant et le profil des personnes dont il aurait intérêt à s’entourer pour réussir. 

« Tout est très pertinent. Comment en aussi peu de questions peut-on aussi bien cerner une personnalité ? Permet de verbaliser de façon précise et construite des éléments ressentis. J’ai été bluffée » précise Martine Story, Directeur Général d’Althéo.

Olivier du Merle,
Auteur de « Cerveau, communication et management » Ed. Liaisons
Associé dirigeant de
HRI  HUMAN RESOURCES IMPROVEMENTS

© HRI 2007

*Psychologue américain, prix Nobel d’économie en 2002